La nature nous propose ce qu'il y a de plus censé. Tout évolue de manière logique et obligatoire et les lois ont formé la terre, nos corps puis nos vies.
L'interprétation que nous faisons du monde n'est pourtant qu'une petite partie de la vérité et le bon sens n'existe pas dans les lois de l'univers. Seulement des vertiges.

Devant des madeleines et un café

je suis, ce matin, envoûté par des madeleines et un café.
La réalité ne peut être plus présente que l'esprit bien éveillé
Mais ce soleil qui m'éclaire et tient en laisse notre terre
Me laisse pantois, me questionne sur l'univers.

Qu'y a-t-il dans cet infini que je peux comprendre ?
Quand je ressens cette énigmatique et tendre
brume insoluble de forces et de vides
nous laissant face au temps et face à nos rides.
La puissance de l'inconnu, les mystères de la vie
font de nos existences une fête en hérésie !

Quand même la naissance du cosmos semble une mauvaise blague
- une tête d'épingle pour faire l'univers, un "Big Bang" -
et que ta naissance s'écroule dans les enfers de la conscience
entre l'espace-temps modelable et l'infini des pensées...
Comment faire semblant d'être dans du concret ?

C'est ce qui fait de ce monde un sublime enfer.
Ce sort jeté à chaque humain sur terre
à l'odeur du vertige de l'inconscience
à l'odeur réelle des corps encrés dans l'inexistence !

Je me pose un instant et je récupère mon souffle parti dans les méandres du vide. Je regarde mes mains, je regarde le ciel puis je pleure de ne pas savoir. C'est comme une musique posée sur une partition... Mais sans clé qui donne la hauteur et le sens aux notes, puis sans le rythme du temps, puis finalement sans musicien... Des notes de musiques qui voltigent dans un espace-temps fait de pierres et d'arbres qu'on ne peut plus réel.

Que des fois j'aimerais ne plus arroser mes pensées !
Me faire idiot, me traîner et laisser la mort m'embrasser
pour finir heureux comme une procession embrumée
et finir ma vie en poupée désarticulée.

Mais je suis obnubilé par l'impuissance des scientifiques
qui nous rapprochent de l'infini autant que du quantique.
comme ce cosmos qui s'épand sans raison
dans un brouillard irréel formant une oraison
à abattre mon souffle.

Et puis ces distances, ces grandeurs, ces températures...
Même mon imagination est dans la petite mesure.
Même mes rêves sont dénués d'inventer
quelque chose d'aussi fou...
Je crois que l'univers est hanté.

Alors ce matin, devant ce café et ces madeleines
je me moque de ce soleil qui me montre sa puissance.
Qui es tu pour te croire sublime pauvre astre mortel ?
Tu n'éclaires que des fous et des idiots qui dansent
devant ta grandeur, ô sublime boule insensée !

Écrit par feuille_au_vent
à l'heure des feuilles mortes, la fumée est belle.
Catégorie : poèmes divers
Publié le 16/07/2017
Ce texte est la propriété de son auteur. Vous n'avez en aucun cas le droit de le reproduire ou de l'utiliser de quelque manière que ce soit sans un accord écrit préalable de son auteur.
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Commentaires
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Posté le 16/07/2017 à 11:52:22
Bravo pour ce beau poème qui remue l'esprit en des questions proches de l'ineffable et de l'insoluble. C'est le vertige pascalien du petit matin, au saut du lit, tout café fumant sur cette petite planète !
jacou
Posté le 17/07/2017 à 01:47:27
Votre poème m'a fait penser à un journal de bord. J'ai beaucoup aimé cette lecture d'une journée qui démarre sur les chapeaux de roues !
suane
Posté le 17/07/2017 à 11:36:58
Une vrai claque que ce poème... et la dernière strophe est sublime...
Galerion
Posté le 17/07/2017 à 19:42:17
Merci Jacou pour tes commentaires toujours aussi pertinents !
feuille_au_vent
Posté le 17/07/2017 à 19:43:44
Merci Suane pour ces mots.
feuille_au_vent
Posté le 17/07/2017 à 19:45:34
Ouah merci beaucoup Galerion, c'est un plaisir !
feuille_au_vent
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24/09 10:43Comtedesaintgermain
Je dois assister le Colosse, il y a des ennemis en vue.
24/09 10:42Comtedesaintgermain
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24/09 10:41jacou
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Que j'essaie, Comte, de voir plus clair en vous.
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Gaël Germain
24/09 10:34Comtedesaintgermain
Sérieusement.
24/09 10:34Comtedesaintgermain
Vous avez écrit G suivi de N que cela signifie-il ?
24/09 10:32Comtedesaintgermain
Oui la Poésie martyre des cités.
24/09 10:31jacou
Bon, revenons à la poésie, maintenant... "Dans Arles, où sont les aliscams..." (Paul-Jean Toulet)
24/09 10:28Comtedesaintgermain
Je reprenais un des protagonistes de sa citation : je me voyais mal dire dans le dos comme un écureuil, toutefois j'aurais pu tout aussi bien dire qu'elle me casse les noisettes.
24/09 10:26Comtedesaintgermain
j'ai N Cad ?
24/09 10:24jacou
Oh ! Elle n'a pas été méchante, monsieur G.N...
24/09 10:23Comtedesaintgermain
De plus elle m'a critiqué pendant mes ablutions, dans mon dos comme une vipère.
24/09 10:22Comtedesaintgermain
Pas comprendre LA FRANCE !!!

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