Au sein des profondeurs, dans l'antre des naissances
Les hommes sont jetés, scellés dans l'ignorance
Leurs poignets sont de nuit, leurs chevilles de fers
Leur regard se heurte aux murs d'ombres mensongères

Sur ces parois glacées dansent des silhouettes
Reflets amputés d'existences muettes
Projections creuses d'une flamme factice
Dont l'éclat les berce en un rêve complice

Ainsi, l'œil s'endort dans l'illusion paisible
Confondant le mirage au réel indicible
Ainsi, l'oreille croit ces mensonges d'écho
Et l'esprit s'abandonne aux contours du faux

Mais, dans ce tombeau doux, parfois se lève un sage
Une âme incendiée d'un antique courage
Dont le cœur se déchire aux chaînes du noir
Et veut voir la vérité, s'en nourrir, s'asseoir

Il rompt les fers rouillés de l'aveugle habitude
Brave la roche dure et l'âpre solitude
Il gravit l'escarpé des dédains de pierre
Vers l'aurore où la clarté tranche la matière

Ses paupières saignent sous l'épée solaire
Son regard foudroyé s'effondre, puis espère
Car si l'astre le blesse au seuil du vrai monde
C'est qu'il offre enfin l'or que l'ombre inonde

Il voit les ruisseaux vifs, les arbres en prière
Les contours des monts, la splendeur de la terre
Chaque fleur murmure ce que l'ombre taisait
Chaque brise témoigne de ce qu'il cherchait

Et plus haut encore, au zénith des cimes
Se dresse le Soleil, père d'or et d'abîmes
Lui, l'Idée suprême, la source et la loi
Le Bien véritable, qui règne et conçoit

La bouche abreuvée de ce miel de sagesse
L'initié revient vers la sombre forteresse
Car l'amour du véritable veut partager
Le flambeau du Vrai ne saurait être gardé

Mais l'antre l'accueille en rauque sarcasmes
Les captifs rient de l'aube et vomissent ses spasmes
Ils chérissent leurs fers, embrassent leurs ombres
Et craignent que la lumière les désombres

Chaque mot qu'il dépose, chaque clarté d'or
Est perçu comme un trait qui lacère encor
Le Verbe vrai troue les voiles de l'oubli
Mais leur nuit est doux linceul, leur peur est abri

Et si trop, il insiste, si trop, il éveille
Le fer peut se dresser contre cette merveille
On lapide le porteur des flammes divines
On tue l'œil qui dénonce les cages assassines

Ainsi, l'homme qui voit porte au front le supplice
Car la vérité blesse ceux que l'ombre hisse
Car l'éveil éblouit, déchire, anéantit
Et peu préfèrent l'aube au mensonge assoupi

Mais, pourtant, sur les cendres où meurt le prophète
La flamme de son souffle embrase une tête
Un jour, une autre main rompra d'autres fers
Et montera, à son tour, défier l'univers

Ainsi va le combat des clairvoyants sur terre
Ainsi coule la lutte, héritage et lumière
Car si voir, c'est souffrir et parler, périr
Nul ne peut étouffer l'astre qui va s'ouvrir

Écrit par Taiyou
Taiyou - Hikari - Rouk
Catégorie : Chanson
Publié le 14/02/2025
Ce texte est la propriété de son auteur. Vous n'avez en aucun cas le droit de le reproduire ou de l'utiliser de quelque manière que ce soit sans un accord écrit préalable de son auteur.
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07/02 08:56Yuba
Bonsoir tout le Monde.
07/02 08:54Yuba
Bonsoir Tristan ...pas de problème je vais apporter la modification .
06/02 05:13Tristan49
Bonjour. Désolé ma dernière publication devait être dans érotisme et non amitié je n arrive pas à modifier
06/02 05:11Tristan49
Bonjour. Désolé ma publication devrait être dans érotisme et non amitiés
06/02 05:10Tristan49
Bonjour.
04/02 06:54Tristan49
Bestiaire coquinn
31/01 12:42Chrysantheme
Puissiez-vous casser votre tirelire pour lire les épanchements de ma lyre
31/01 11:14Chrysantheme
ça faisait un bail Tango
30/01 10:40romantique
bonjour PAULE je te remercie sincérement de ton doux commentaire ! j'apprécie !bonne journée ! prends bien soin de toi ! amitiés chaleureuses :)
30/01 07:50Paule
Lire Romantique Sylvain , je ne suis pas encore bien réveillée, vous souris !
30/01 07:47Paule
Bonjour Romantique Daniel, que j'ai croisé ailleurs que sur ce forum de Poésie, Féliciations pour votre recueil - Bonne journée - Amicalement - Paule
29/01 05:27ParadoXx696
Même ds un livre , j'pourrai pas tout raconter , tellement il y aurait a ecrire , des paragraphes et des paragraphes sans chapitre tourné
29/01 05:11ParadoXx696
577 671 fois soit 3727 fois par poeme :)))))
28/01 06:32Altair
Je ne vous souhaite que le quo. Qu'il vous fasse, qu'il vous sied. D'un autre qui voyè l'nazi d'à côté, pas d'un canayin, d'uny uhman, de l'Oc' du nyord wètz.
21/01 05:19romantique
bonjour Daniel !merci de tes mots chaleureux que j apprécie ! bonne journée ! poétiquement Sylvain
20/01 03:58lefebvre
Bonjour Sylvain, félicitations pour ton recueil. C'est toujours un évènement qui je te le souhaite te portera chance.BRAVO !
14/01 04:18romantique
merci plume borgne ! c'est sympa ! poétiquement :) sylvain.
14/01 09:11Plume borgne
bravo sylvain
14/01 08:51romantique
bonjour YUBA merci de tes mots j'apprécie ! bonne journée ! sylvain.
13/01 08:07Yuba
Toutes mes félicitations Sylvain pour ton livre. Je te souhaite plein succès !

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