Les orties qui torturent,
Les parois cimentées,
Envahissent les murs,
Des villes désertées.
Les portes vermoulues,
Hoquettent dans le bruit.
La lune, dans les nues,
Cachée, jamais de luit.
Les égouts assoiffés,
Tout seuls, baillent d'ennui
Et leurs rots surchauffés,
S'exhalent dans la nuit
Les judas sans lunettes,
Ont peur des courants d'air
Et des sorts que leur jettent,
Dans les cieux, les éclairs.
Les rats privés de tout,
Fourmillent dans les caves
Et plongent dans la boue,
Libres et sans entrave.
Virgile.
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Écrit par virgile
On ne peut être poète sans quelque folie. Démocrite.
Catégorie : Fantastique/Sf
Publié le 16/05/2023
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Commentaires
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Posté le 16/05/2023 à 09:55:54
| Désertée même par la lune... le comble de l'abandon! J'aime beaucoup les images de ce poème: hoquet des portes, bâillements d'ennui des égouts, regard vide et craintif des judas... |
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Bella de Vnirfou ![]() |
Posté le 16/05/2023 à 12:31:29
| Où sont-ils tous passés ? Mieux vaut ne pas savoir. La ville s'anime pour souligner l'absence. Joli poème post-apocalyptique. |
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scyles ![]() |
Posté le 20/05/2023 à 09:54:15
| Bonjour .. Ville Fantôme, quel Dommage ! Mais il est comme ça des Lieux dans ce Monde .. Beau Poème ! LyS .. |
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Lys-Clea ![]() |

