Sur sa peau, la caresse,
De ses soyeux pétales,
Provoquait cette ivresse,
Qui lui faisait très mal.
Il sentait les griffures,
Des méchantes épines,
Qui perçaient son armure,
En rayant sa patine.
Les parfums de la rose,
Saturaient ses narines.
Elle disait « je n'ose »
Montrer mes étamines.
Il savait que l'automne,
La ferait bien mourir.
Voilà les nues qui tonnent,
Il est temps de flétrir.
Quand sa tige se plie,
La rose tombe à terre.
La boue devient son lit,
Les feuilles, son suaire.
Virgile.
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Écrit par virgile
On ne peut être poète sans quelque folie. Démocrite.
Catégorie : Triste
Publié le 02/05/2022
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Commentaires
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Posté le 02/05/2022 à 18:32:16
| Bonsoir Virgile, BRAVO ! Autre que la Rose, j'y lis aussi l'Amour ! :) LyS .. |
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Lys-Clea ![]() |
Posté le 03/05/2022 à 09:17:11
| C'est magnifique ! Une vie, un amour se cache derrière cette rose au parcours si bien écrit... |
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Lucyline ![]() |
Posté le 04/05/2022 à 09:12:46
| J'y lis une allégorie de la relation amoureuse et c'est grandiose, subtile et beau Un favori immédiat Merci |
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Edelphe ![]() |
Posté le 04/05/2022 à 17:43:08
| magnifique ... il me vient cette belle chanson "La rose et l'armure" de Antoine Elie merci :) |
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MARIE L. ![]() |
Posté le 07/05/2022 à 09:23:39
| Merci Lys-Clea, Lucyline, Edelphe, MARIE L. | |
virgile ![]() |

